Les travaux au club, et foin en ce mois de Juin

Le temps s’avère pluvieux assez souvent, mais quelques jours sans trop de pluie permettent de s’affairer activement.

Pascale a remis en route le rotofil (après quelques déboires avec la pompette puis la poignée de démarrage), ainsi que le girobroyeur et le bidon de désherbant spécial Porcelle…

Tout le monde est convié à faire la chasse au Rumex (envahissant et toxique, si si), aux divers Séneçons et à la Porcelle (au moins ôter les fleurs ou couper les tiges – nous pouvons nous faire déborder parfois en moins d’une journée – afin qu’elle ne puisse fabriquer des graines de suite).
Et, par chance, tout ce remblai que nous avons ajouté à l’automne est arrivé avec ses graines de Datura, donc cette plante est elle aussi à éliminer. Oh, pas qu’ils y touchent, cette plante sent vraiment trop mauvais, mais l’ingestion de ses graines lorsqu’elle tomberont au sol sur du foin, ou en se collant à un bout de pain, etc. pourra avoir un effet… mmmh… mortel, dirons-nous.
La carrière, elle, est totalement envahie de Porcelle, toutes plus prêtes à se mettre en graines les unes que les autres 🙁

D’autres ont mis les biceps (et une paire de poumons neufs) en route pour Poursuivre la lecture

Dandy Girl l’effrontée

Dans la famille les effrontés De Clary, je voudrais la fille de Youpi…

Dandy Girl de Clary a grandi dans le giron de TicTac, jument de trait au caractère égal, et très protectrice par rapport à sa filleule shetland…
Imaginez! vivre auprès d’une montagne mouvante… Dès qu’un poney essayait de chasser Dandy, ses gestes s’adressaient sans le vouloir en même temps à la jument de trait, qui rétorquait d’un mouvement de tête ou de queue et faisait taire l’inopportun.
Si Dandy protestait elle-même, et que le dominant voulait la mordre ou la taper pour faire cesser son impudence, zou, TicTac prenait la menace pour elle et intervenait.

Arob@se quant à elle, a toujours considéré Dandy comme sa petite soeur, et se la protège elle aussi.
Elle a un caractère fort, a toujours su prendre en grade dans le troupeau, et montre sa détermination à progresser en hiérarchie en n’hésitant pas ponctuellement à s’attaquer à plus fort qu’elle. Ceux qui l’ont vu naître rechignent à se battre, certains capitulent plutôt que de risquer de la blesser. Elle a ainsi réussi à plier la dominance d’Eclipse par sa persévérance et sa résistance aux menaces.
Dandy a donc pu voir combien la persévérance, la résistance aux menaces est payante, et a même été protégée d’Eclipse par Arob@se.
Pour la petite histoire, Arob@se a même cherché plusieurs fois le conflit avec TicTac mais cette dernière est têtue et a encaissé moults ruades sans broncher, ou vraiment après un long moment, ce qui a déstabilisé la confiance en elle d’Arob@se par rapport à TicTac seulement, soyons clairs!

Bref, que ce soit par TicTac ou par Arob@se, Dandy a reçu une protection sans égal au sein du troupeau.

Si on ajoute à cela qu’Eclipse est incapable de la moindre brutalité envers les poulains nés dans son troupeau, Dandy a vite acquis le sentiment de toute-puissance.

Et que vois-je hier soir lors du repas? Dandy au râtelier, encadrée par Eclipse et TicTac, qui refuse de laisser sa place à Polisson et le roue de coups posément…

Forte de l’expérience d’Arob@se, je me dis que cette donzelle doit absolument quitter son troupeau pour aller goûter de la moindre tolérance ailleurs.
Ni une, ni deux (ni trois d’ailleurs), je l’attrape et la passe avec Kizzy et Vénus (avec accord de la propriétaire de Kizzy bien sûr).
Et là, l’impensable se produit!
Venus et Kizzy sont complètement en chaleurs, et passent leur temps à s’accaparer Dandy…
Ca couine, ça s’enroule les encolures, ça se tripatouille, ça jette les antérieurs, ça jette les postérieurs, mais personne ne chasse personne (si, Kizzy quand même une fois a remis la pitchoune à sa place)…
Naaaaaaan!
Aaaargh!
Mon royaume pour un troupeau affirmé digne de ce nom!
Pffff!

Arob@se, Ubac et Dylan sont dans un paddock…

Arob@se a passé quelques jours seule dans le paddock de Dylan et Ubac, isolée par un fil de clôture afin qu’elle soit protégée des deux chevaux.
Bien nous en a pris car Dylan a montré toute sa fureur d’avoir cette demoiselle trop près de lui et de son compagnon en se jetant avec vitesse, puissance et agressivité jusqu’à quelques millimètres du fil électrifié.
Arob@se quant à elle, très en chaleur, se contentait de rentrer un peu les fesses, tout en urinant et persévérant dans son processus de charme. Quelques couinements de stress quand il arrivait fort, fouaillement de queue mais guère plus.

J’ai attendu qu’Arob@se ne soit plus en chaleurs visibles avant de la mettre avec Ubac seul.
Dylan a été mis dans le paddock voisin, afin qu’il voie Arob@se et Ubac ensemble (que cela s’imprime comme possible et ‘pas grave’ voire habituel dans sa carte mémoire et émotionnelle).

Tout s’est passé parfaitement bien. Ubac, toujours fidèle à lui-même, s’est imposé patiemment et clairement, sans agressivité, avec des codes posturaux évidents. Il a même fait preuve de fermeté en présentant si nécessaire sa croupe impressionnante à la jolie ponette, lorsque celle-ci rechignait (à son habitude) de céder la place.
Arob@se lui fait du snapping brièvement sur les débuts. Si si.
Ubac a manifesté tous les signes d’un cheval poussant et rabattant un autre dans l’intention de se l’approprier dans son groupe tranquillement. On ne pouvait rêver mieux!
(@Dylan: prends note mon grand de la façon saine de procéder pour établir une relation normale avec ses congénères)
Il y a même un moment où il a farfouillé de la lèvre dans sa queue, moment magique, où j’ai cru revoir Mistral (père de Qavale et Sendre) draguant romantiquement et délicatement Chica. Une douceur infinie dans ce couple, et surtout chez cet entier incroyable de délicatesse.
La magie a cessé à la seconde où ce gros nigaud a fini par attraper la queue d’Arob@se à pleines dents, la faisant protester avec véhémence, forcément. Pfff. Le prince de Mérensie n’était pas romantique, non, il cherchait un pouic-pouic… Sans commentaire!
(@Dylan: oublie immédiatement ce que tu as vu là, ça compte pas)
En parallèle, nous avons pu observer qu’Arob@se passe son temps à chercher Dylan du regard, c’est de lui visiblement dont elle rêve comme compagnon de vie, et non d’Ubac…

Puis hier, est venu le temps de mettre la jolie en présence de Dylan aussi.
Je comptais sur la bienveillance d’Ubac, voire sur une possible défense de sa part de son nouveau pouic-pouic face à Dylan.

Bon.
Comment dire?
Mmmmhh…

Alors, Arob@se aime Dylan, sans conteste.
Et elle résiste super bien à la pression, même d’un cheval énergique, qui fait presque trois fois son poids, arrive plein galop, oreilles plaquées, nez plissé et dents en avant.
La queue a fouaillé, les pieds sont partis vite et fort, mais elle n’a pas cédé de terrain. Pas trop. Et elle a tenue les dents juste assez loin pour ne pas être mordue. Plusieurs fois. Longuement.
Mais Dylan y a mis de l’énergie. Un point d’honneur, à la faire bouger.
Et il y est parvenu.
Tout en esquivant les ruades incessantes émises au galop par la puce.
Mais elle est revenue vers lui malgré tout.
Il l’a reprise en chasse avec une détermination incroyable. Il a pris quelques impacts de postérieurs dans le poitrail. Elle s’est fait quelques belles frayeurs en se faisant plaquer le long de la clôture. Cependant, elle a pu freiner net et faire demi-tour tandis que Dylan, emporté par sa masse, stoppait quelques mètres plus loin laborieusement.

Puis il a commencé à calculer comment la diriger et la coincer dans les angles et dans l’abri. Là, il m’a fallu prestement intervenir.

Ubac s’est contenté de tout observer avec surprise et intérêt.
Voire même, dans les moments calmes, de manifester son attachement à Dylan plutôt qu’à la jolie ponette.
Bon. Tant pis.

J’ai capitulé pour cette fois.
Je laisse 48h à la douce pour se remettre physiquement de ces embardées et vives courses en ruant.
Elle a reçu de l’arnica et est de nouveau isolée de Dylan, en tête-à-tête avec Ubac.
Elle a tenu tête au grand roux, avec un affront terrible, mais sous ses airs de dure-à-cuire, l’émotivité était bien au rendez-vous. Carapace, quand tu nous tiens…

A suivre donc.

Vénus en représentation de l’Ecole de Légèreté

La jolie et émotive Vénus a fait sa première représentation de l’Ecole de Légèreté aux Ecuries VB à Nailloux.
Est-ce l’éducaiton qui prend le dessus, est-ce la fatigue du stage (émotions, pluies violentes et incessantes) du stage avec M. Karl ces derniers jours? Toujours est-il que la belle s’est très bien comportée passés les premiers moments de tension.

Elle a donc pu montrer à ses auditeurs Poursuivre la lecture

Mélanie, Quadrille: l’obstacle, leur nouvel ami

Depuis le dernier passage de Bertrand Fonquernie, et ses précieux conseils, Mélanie et Quadrille changent patiemment mais radicalement leur manière d’approcher les obstacles.

En effet, la jument les a toujours chargés, obligeant Mélanie à la freiner, et donc ‘à mettre la main’ dans l’abord, c’est-à-dire à agir sur les rênes et la bouche de la jument pour limiter la vitesse et la panique furieuse.
Ce faisant, Quadrille a pris l’habitude de gérer son obstacle avec une gène pour son encolure et sa tête, et petit-à-petit, la vraie peur de l’obstacle et la vitesse a été accentuée par l’idée d’être retenue et de devoir sauter dans une position inconfortable.
Un cercle vicieux difficile à casser.

Bertrand Fonquernie a déjà mis en route Poursuivre la lecture

Vénus entre en classe primaire de la mise en main

Vénus a fait un come-back en force à l’Ecole de Légèreté (suite à un stage, comment dire, peu valorisant de la belle).

En effet, déjà, elle n’a pas longtemps (mais souvent oui, surtout la veille du premier jour de stage: hé oui, on est arrivées en avance pour justement discuter de ce genre de risques elle et moi) eu peur des irrégularité d’arrosage et de marques sur le sol.
De surcroît, Poursuivre la lecture

Brindille et sa vie mouvementée

Brindille, jument dont nous avions parlé il y a quelques temps, apprend de mieux en mieux à accepter sa nouvelle vie, avec ses avantages et ses contraintes.

L’éducation qu’il a fallu remettre sur cette jument est un peu plus technique et psychologique qu’avec la moyenne des chevaux car elle a une forte émotivité d’une part, mais aussi elle avait appris à répondre par inhibition de la fuite, et non par acceptation réelle de la montée dans le van.
On a donc à présent une sorte d’effet boomerang à propos de tout ce qui lui a été imposé sans lui avoir été expliqué.
Cela demande fermeté, rigueur, précision, anticipation et bonne lecture des intentions, émotions de la jument.

Elle a un peu tout fait vivre à ses pauvres propriétaires, y compris s’échapper, sauter des clôtures, galoper dans un fossé, etc. Et à côté de ça, elle est attentive, généreuse, simple et franche… Tout un poème…

Il est intéressant de noter qu’au plus Poursuivre la lecture