Eros choisit son rythme

Aujourd’hui Eros – fils de Vixi et Vivaldi – s’est comporté de manière singulière. Le travail se faisait à pied en grande longe, dans le rond de longe. Quand je lui ai demandé le trot, il l’a pris. Mais il est revenu au pas. Diantre !

Bon, il est évident qu’on ne peut laisser passer cela … Il ne manquerait plus qu’Eros réponde désormais, à l’ordre du trot, par un refus de conserver le trot !! Vous me connaissez, je monte ma vigilance et je me réorganise.

Hé bien, va savoir pourquoi, je n’ai pas protesté. Sciemment. Si. Va savoir pourquoi, je lui ai dit de prendre son temps, comme sa propriétaire m’avait dit de prendre mon temps avec lui. Et après quelques longues secondes à me regarder, il a repris de lui-même le trot. Sans faire le moindre crottin. J’en ai été vraiment surprise … Si je m’attendais à ça …

Un peu plus tard, j’ai demandé le galop. Il a seulement accéléré le trot, mais avec les yeux écarquillés, comme en perdition. A la Eros, quoi. J’ai maintenu ma posture et celle de la chambrière. Il a continué son trot de perdition, et regardé dehors. Signe de stress et de fuite.

J’ai quitté ma posture et lui ai redit de prendre son temps. Il a ralenti et s’est arrêté. S’est tourné vers moi. Longtemps. J’ai continué à lui dire qu’il galoperait quand il serait prêt (tout en me demandant comment j’allais faire pour savoir … ). J’ai tout de même refusé qu’il vienne vers moi. J’ai dû attendre, bah, je sais pas, moins de cinq minutes (vous me connaissez, je ne suis pas du genre à laisser les chevaux trop discuter, hein … ). Puis il s’est élancé au trot et au galop, d’un coup, sans précipiter, sans que j’aie fait un geste.

Je suis restée sur le cul. Je ne m’en suis toujours pas remise.

Il s’est produit à peu près la même chose à l’autre main.

Voilà … Je vous le livre là …

En parallèle, le bel Eros progresse vraiment aux longues rênes (bon, quelques désaccords et loupés ponctuels et du vieux matériel font que nous avons explosé le surfaix). L’objectif est qu’il accepte de ne plus me voir et de se laisser guider pour autant, comme si j’étais à cheval quoi. 

Eros me tolère aussi de mieux en mieux sur son dos, à l’arrêt, à cru : son inquiétude devient passagère. Et il commence à accepter de se rabattre vers moi pour que je puisse l’enfourcher. Volontiers à sa gauche. Plus laborieux à sa droite.

Nous marquons une nouvelle pause. Après mon entorse des doigts, la météo, un vessigon, voici désormais le mal aux pied suite au parage : il a fait le fou non stop avec la sole touchant le sol, je crois qu’il a dépassé les bornes des limites … Aujourd’hui, on essaie les chaussures. Sinon, il faudra attendre quelques jours encore …

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