Nos amies les plantes: la cigüe

Un propriétaire d’ânes de ma connaissance (grâce à qui Disco – pour ceux qui l’ont connu – était arrivé au club), dévoué à ses animaux, a subit une mésaventure dramatique récemment.

Dans un pré où il a eu la possibilité de mettre ses ânes, une Ombellifère attire son attention. Il la cueille et l’emmène chez le pharmacien, pour s’assurer que ce ne soit pas de la Cigüe. Le pharmacien lui certifie que ce n’est que de la carotte sauvage. Ouf, génial, notre propriétaire attentionné met donc ses animaux dans cette prairie, la conscience tranquille.

Malheureusement, il trouve, en rentrant, un de ses ânes bel et bien mort…
Ce n’était pas de la Carotte sauvage mais bien de la Cigüe (grande Cigüe, petite Cigüe ou Cigüe vireuse, peu importe, j’ai pas les détails).

A savoir:
Sur la tige de la Cigüe, vous ne trouverez pas de duvet (on dit qu’elle est glabre), alors que sur la Carotte sauvage et la Berce, si.
Quand vous coupez une Cigüe ou écorchez sa tige, elle dégage une odeur plutôt désagréable, parait-il semblable à l’urine de rongeur. La Carotte sauvage sent la carotte.
La tige de la Cigüe est verte tachetée en bas de pourpre. Donc la tige n’est pas que verte ou que pourpre.
Euh, et quand vous coupez une tige de Cigüe, et que dans les 48h vous vous trouvé brûlé à l’endroit où le suc de la plante a touché votre peau, alors ce n’était pas de la Cigüe, mais c’était de la Berce…
Pensez à vous laver soigneusement et à ne pas exposer au soleil la partie souillé durant 48h, dans le doute…

De toute façon, si ça ne sent pas franchement bon (carotte, persil, fenouil…), inutile de tergiverser, cette plante suspecte doit irrémédiablement être détruite de votre prairie…

Compter sur l’instinct de vos animaux, c’est comme jouer à la roulette russe.
Des fois, on gagne et on croit alors dur comme fer que les animaux ont un super instinct de préservation.
Des fois, c’est plus rare, mais on perd. Game over. Pas de seconde chance…

Quant à compter sur votre entourage en matière de botanique…
Soyons réaliste, il n’y aura jamais meilleur perfectionniste que vous-même quand il s’agit de votre équidé ou votre enfant…
Soit vous avez un ami vraiment féru de botanique, et bon, ça va.
Soit vous arrivez seul à identifier la plante suspecte avec une immense minutie (l’approximation est trop mortelle).
Soit vous avez un doute et vous détruisez la plante. Ça manque certes un peu de délicatesse et de poésie, mais bon, voir son animal partir avec l’équarrisseur n’est pas beaucoup plus poétique…

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