Le come-back équestre de Sendre

Sendre bouillonnant et respectueux

Une reprise progressive

Voici maintenant trois fois que je monte Sendre dans l’idée de reprendre le travail avec lui. La première fois, juste pour marcher, trotter et vérifier ensuite que rien ne soit dégradé. Qu’il ne manifeste aucune gêne ni boiterie. Prudemment.
La deuxième fois, pour faire durer un peu tout cela, plus un peu de galop. Bon et quelques mouvements latéraux. Et vérifier l’absence de boiterie.

La troisième fois, c’était ce soir. La présence du vent m’a incitée à rester dans le rond de longe (pour ne pas faire voler le sable de la carrière). Détente en main puis en liberté aux trois allures, vérification de l’absence de boiterie. Puis monte dans le rond de longe. Donc transitions plus rapprochées pour ne pas abuser d’une seule et même allure sur le cercle (limiter les longs efforts locomoteurs). Et tourners plus serrés, figures plus courtes et précises. Tout est plus contraignant donc je me suis organisée pour que tout soit plus bref.

Un bonheur indicible

C’est, encore une fois, une révélation ! Je crois qu’il faut avoir monté un Sendre dans sa vie pour comprendre ce qu’est la réunion de tous les bonheurs équestres en une seule monture.

S’il n’est pas encore prêt à être monté sans les rênes, il a pourtant une lecture de son cavalier qui défie les lois de la logique humaine. Il semble être muni d’un capteur électronique de nos intentions et être monté sur quatre roulettes multi-directionnelles … En effet, je ne vois que ça pour expliquer l’instantanéité, la fluidité, la précision de chacune de ses réponses.
Pour ajouter à ses qualités, ses allures sont confortables à un point tel qu’on se demanderait s’il est en mouvement et qui nous berce avec tant de délicatesse …
Il est énergique et pondéré, généreux et volontaire, maniable et réactif, équilibré et précis, agile et attentif. Et tellement plus encore …

Connexion et mémorisation

Et bien sûr, il n’a rien, mais alors rien oublié. Sitôt que j’ai demandé des transitions rapprochées dans l’épaule-en-dedans, il s’est organisé pour m’offrir du rassembler mais sans insister : aussitôt prompt à prendre le trot ou le galop, comme à s’arrêter ou encore à s’étendre dans un pas ample et tempéré.
Autre exemple, alors que j’étais au pas, le temps que je me demande si je me permettais de lui demander un départ au galop direct, que nous y étions déjà. Et juste quelques foulées, pas une de plus que ce que mon esprit a imaginé être suffisant pour sa reprise.
Quel émerveillement devant tant de raffinement !

La pertinence d’Eugénie Cottereau

Je ne crois pas être uniquement subjective dans ce que je ressens des qualités de Sendre.
Il est clair que l’amour est là. Cet amour est d’ailleurs sans doute proportionnel au nombre de stress et de biberons que nous avons partagés … 😀 Il est certes plus viscéral que pour n’importe quel autre cheval (celui que j’ai pour Eclipse, qui est tout aussi infini, a un tout autre socle). Soit.
Et même si notre relation n’est pas parfaite, même s’il n’a pas les qualités locomotrices qui le feraient remarquer aux yeux de tous, même s’il est loin d’avoir abouti son éducation et son dressage, il n’empêche qu’il est largement supérieur à tous les chevaux que j’ai déjà croisés dans ma vie.
(et pardon aux excellentissimes chevaux côtoyés, cela n’enlève en rien leurs qualités, entendons-nous bien ! )

Bref, il est … il est … « comme le petit Jésus en culotte de velours » (dixit Eugénie Cottereau, sa saddle fitteuse éclairée ; merci Eugénie pour cette expression qui lui va comme un gant).

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