Un cours d’équitation de Basse Ecole

Une séance.
D’équitation de Basse Ecole.
Dans un club lambda.
En prenant bien, comme ils disent, le cheval ‘entre les mains et les jambes’.

J’ai vécu ça aussi quand j’étais ado, en club.

Pas tous les cours, pas tous les chevaux.

Mais j’ai vécu ça:

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Ça fait tout drôle de revoir des mains comme ça. Des mains qui ont juste fait de l’équitation en suivant les bons conseils du moniteur. Des mains qui ont juste fait une séance normale de dressage (ou d’obstacle, ou…) sans avoir mis de gants.
Oui, parce-qu’il y a des clubs où mettre des gants, ce n’est pas pour faire joli. C’est vital pour la peau.
Je ne savais pas que cela se pratiquait encore.

Non, parce-que se faire arracher la peau des doigts sur un écart, avec une longe qui brûle, ou parce-que le cheval a déchidé que cha she passherait comme lui le veut, ch’est une chose…
Mais juste parce-qu’on est sur un cheval dressé, normal, dans un cours normal, sans qu’il n’y ait de rébellion, de danger vital, de frayeur intense, d’explosion de joie, rien…

Ce n’est pas ma main, mais les miennes ne valaient pas mieux.
Et j’en étais fière.
Et ça faisait fichtrement mal à chaque fois qu’il fallait plier ou déplier les doigts, après, pour attraper son stylo, son livre, ou s’habiller! Et la douche, ahhhhh, la douche…
Et jamais je n’ai pensé à ce que la bouche du cheval avait dû s’endurcir sur des mois voire des années pour arriver à nous faire ça en moins d’une séance.
Jamais je n’ai imaginé ce qu’on leur faisait endurer.
C’était comme ça, et c’était toujours avec les félicitations du moniteur qu’on passait une séance comme ça.
Parce-que là oui, on tenait le cheval entre la jambe et la main et ça se voyait. On avait de la poigne, quoi. On en imposait.
Pauvres cavaliers.
Pauvre équitation.
Pauvres chevaux…

Et c’est ce genre-là de moniteur qui se gausse en ricanant contre les enseignants qui pratiquent l’Ecole de Légèreté (« oh, mais cette école n’a rien inventé, c’est ce qu’on pratique! » sans jamais avoir pris ni assisté à un seul cours) ou l’équitation éthologique (« tout ça, on le sait déjà, c’est juste du marketing », sans avoir un seul cheval capable de répondre en licol voire sans rien sur la tête aux trois allures).

Tssss… Moi, je veux bien, hein… mais alors ce qu’ils enseignent devrait être quelque peu différent, et la normalité ne devrait pas amener nos mains à être comme sur la photo sans gant…
😉
Heureusement que ce n’est pas partout aussi tellement pire, hein…
(et malheureusement, il y a des lieux où les méthodes ‘actuelles’ sont encore plus condamnables)

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