Dahouk et les résistances

Dahouk a été amenée pour les vacances de ses propriétaires en pension-travail (hé oui, elle n’a pas droit aux vacances, la vie est injuste!).

Elle a quelques points clefs à voir pour son séjour studieux.

Par exemple, elle doit avancer à pied quand elle est menée de là à de là.
Bon, ses propriétaires se sont vraiment concentrés dès les premières séances et ont obtenu un changement radical d’attitude chez la belle. Reste à espérer que cette attention permanente ne soit pas trop lourde à porter, mais au contraire apporte beaucoup de plaisir par le résultat, le confort obtenu…
Il en va de même sous la selle, donc même remarque 😀

Autre exemple, à pied, au pansage, on aimerait qu’elle soit de bonne volonté et se concentre sur les points positifs de ce partage plutôt que de passer son temps à ruminer tout ce qui n’a pas été parfait il y a X ans (sous la pleine lune d’août un soir orageux d’une année bissextile), et qu’elle compte faire payer à ses cavaliers cette inattention à vie (je n’ose même pas parler de maladresse, je suis sûre qu’il n’y en a pas eu).
De la même façon, elle pourrait se laisser sangler sans s’offusquer de plus en plus (avec morsures plus ou moins amorcées / abouties). Ce serait aussi souhaitable qu’elle se laisse parer sans tentative d’attentat envers le maréchal, etc.
Pour le moment, le seul fait de devoir se porter seule en avant la laisse tellement dans l’étonnement (et, oserais-je l’espérer, dans un état d’esprit moins bougon) qu’elle ne pense plus à faire état de mauvaise grâce au pansage ni au sanglage…

Ou encore cesser de paniquer au son du pschitt du pulvérisateur (qui ne posait aucun problème il y a un an en arrière). En seulement trois séances de pschitt (dont une faite par Caroline elle-même), Dahouk a pu être traitée au vaporisateur en étant cette fois à l’attache malgré quelques vagues velléités de tirer-au-renard.

Encore un autre exemple, quand on est à pied et que l’on souhaite et qu’elle avance, et qu’elle tourne vers nous, on souhaiterait et qu’elle avance, et qu’elle tourne vers nous. Pas qu’elle freine. Ni qu’elle treuille à l’opposé. Encore moins qu’elle vise des objets ou toute zone qui nous inquiète et nous ferait alors cesser d’agir. Voyez-vous?
Bon, moi, je n’ai pas cessé d’agir, voire j’ai lourdement insisté quand elle a refusé d’avancer ou de tourner, ou qu’elle s’est consciemment orientée vers chaise, banc, poteaux, etc.
Désormais, après avoir bousculé chaise, banc, poteaux, clôture (électrifiée, oh, ben zut alors, pfff, faire des choses au bluff, des fois, ça ne marche pas, mais alors pas du tout, voire même ça pique un peu…), Dahouk passe sans plus tirer ni freiner. C’est loin d’être acquis, mais c’est déjà expérimenté une première fois, sous toutes ses coutures.
Il en sera de même bientôt sous la selle puisque la belle, une fois décidée à aller dans une direction qui lui convient, se met à tirer sur toute rêne de direction (mais surtout la droite), comme une forcenée, là aussi quitte à se petit-suicider avec lenteur et conviction vers des zones dangereuses, afin de nous faire capituler (non, non, elle ne réfléchit pas ainsi, elle a expérimenté et appris ainsi, certes; en attendant, elle est preste à trouver en tout lieu ce vers quoi tirer 😀 ).

Elle a bien changé, la jeune Dahouk à peine débourrée de l’an dernier. On la sent de plus en plus mature, mais aussi de plus en plus ‘passive-agressive’. Il est temps qu’elle cesse de dépasser les bornes des limites, et qu’elle vive sa relation aux autres et à l’équitation dans une belle mentalité pleine de coopération et de joies partagées, malgré les concessions qu’elle devra faire et dont elle ne mourra pas!

A côté de cela, elle est le plus souvent adorable, douce, attentive, généreuse, futée pas maladroite 🙂

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