Ecole de Légèreté: se passer d’enrênement

Quel que soit votre niveau ou le niveau de votre cheval,
les événements peuvent vous amener à devoir l’enrêner par manque de solutions techniques,
ou juste parce-qu’on vous a dit que c’est ce qu’il faut faire sans que vous sachiez pourquoi.

Si cela ne vous convient pas, je suis à votre disposition pour vous apprendre à vous en passer.
Avec un mors simple, et des actions progressives et modérées.

Attention, cela implique de s’investir techniquement, parfois même sur du moyen à long terme, ce n’est pas un coup de baguette magique qui est proposé, mais un vrai travail d’éducation du cheval….

A terme, vous serez heureux (et votre cheval donc!) de pouvoir utiliser votre savoir-faire et vos mains là où les autres prétendent se passer des mains mais enrênent à tour de bras.

NB: cela risque d’être plus simple pour votre cheval que pour vous 😉

Regardez bien les photos: cheval qui s’étend, sans tirer ni passer derrière la main, quel que soit le cheval, sa conformation, son niveau de dressage:

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Dylan ou la renaissance

Il était une fois un cheval…
Un cheval de bonne famille, promis à un bel avenir,
qui n’est pas né avec la conformation idéale attendue,
qui n’est pas né avec des pieds irréprochables,
et qui n’a donc pas suivi la voie royale.

Et ce cheval-là, je l’ai acheté. De mon plein gré. Poursuivre la lecture

Vénus et son vent de folie

La belle, la gentille, la délicate Vénus continue son apprentissage.
Ses principales étapes à franchir, outre la technique extension d’encolure primordiale pour une jument qui l’a facilement haute et creuse, outre la stabilité à la main pour une puce qui préfère vite se sortir de la main et y rebondir dessus plutôt que s’y installer confortablement (uniquement quand elle veut continuer à regarder l’environnement au lieu de se concentrer sur le travail), sont:
– se concentrer
– se concentrer durablement
– se concentrer même s’il y a des sujets de distraction mineurs (des chevaux, véhicules ou personnes qui bougent au loin)
– se concentrer même s’il y a des sujets de distraction majeurs (De ‘choses’ qui sont potentiellement inquiétantes)
– et donc cesser de sortir de la main, de foncer ventre à terre (littéralement, son garrot plonge de façon effrayante vers le sol!) la queue sur le dos, etc.

Elle a donc affronté hier matin la sono du club, en longe, et cela s’est nettement mieux passé que les fois précédentes.
J’ai bien essuyé quelques demi-tours d’une rapidité fulgurante, quelques moments ventre-à-terre, mais une fois cela réglé, la sono ne semblait plus vraiment être le problème. Cette fois, pas de transpiration de stress, pas d’impossibilité à ravoir de l’attention, etc.
Ouf, on progresse!

Je vous explique:
La fermeté nécessaire pour l’empêcher de plonger dans le cercle vicieux du stress auto-entretenu est infime pour moi à mettre en oeuvre (une vibration sur la longe quand elle est sur orbite, un toucher trèèès modéré de la chambrière quand elle pense demi-tour, etc.).
Mais cette fermeté est vécue par Vénus comme un véritable cataclysme à chaque fois. Plus délicat, plus fin, plus discret, elle n’en tient pas compte… Elle qui fonctionne avec la simple pensée d’allure n’entend plus rien, ne ressent plus rien, ne voit même pas mes gestes ou n’entend pas ma voix, pire, si elle les perçoit, cela augmente sa vitesse de fuite.
Et dès que j’arrive à l’action la plus délicate possible mais efficace, qui lui rappelle que je suis bien là et en train de m’adresser à elle vraiment, qu’il est temps qu’elle reconnecte avec la terre plutôt que de rester branchée sur son vent de panique, on dirait qu’elle quitte un film d’épouvante, elle me regarde comme si petit-à-petit j’apparaissais hors de mon déguisement d’alien, elle regarde le monde autour d’elle comme s’il était redevenu normal et qu’elle se rendait compte que ce n’est que moi et que son environnement habituel. Puis, quelques secondes d’analyse plus tard, hop, elle est superbe et bien là sur terre avec nous…

De la même façon, quand elle a trop d’énergie et de joie, elle ne sait pas non plus se tempérer. Elle monte en pression de plus en plus et finit par se faire peur toute seule…
😀

On a encore un peu de pain sur la planche avant de pouvoir aller en représentation où que ce soit 😀

Drôle de pépette, hein… Petite princesse vive…

Solides bases chez Délice: gros progrès

Délice avait déjà de solides bases avant d’arriver sur la structure.
Comme l’émotion a pris le dessus sur son éducation lors de son arrivée au club, nous avons dû revoir tout ça, et même améliorer ses qualités de réponses…
– un arrêt? d’accord mais duquel on puisse repartir,
– du pas? d’accord mais qui ne se transforme pas en arrêt sans cesse,
– du pas énergique? d’accord mais qui reste tempéré
– du trot? d’accord mais qui reste modéré et à l’écoute
– lever le pied? d’accord, mais avec du relâchement, de la lenteur
– mettre un licol? d’accord, mais tranquillement, en mettant bien le nez dans la muserolle, etc.
– suivre une personne? d’accord, mais sans la coller ni s’arrêter ou la doubler , donc en tenant compte d’elle.

Une multitude de détails qui prouve
– la qualité, la profondeur d’écoute, d’attention portée à la personne qui s’occupe d’elle,
– la capacité de concentration
– le contrôle de ses émotions
– la résistance à la frustration,
– et toutes ces petites choses qui font qu’on réduit le risque de se retrouver sur un volcan en irruption lorsqu’on sera sur le cheval.

Parce-que Délice, c’est un condensé d’énergie pure. Oh, même pas dans l’attitude extérieure.
Mais le dedans, c’est un brasier qui couve. Capable de monter très fort dans le stress (et le mouvement), mais de se poser aussi vite. Capable d’énergie longue durée aussi, même si pour le moment sa condition physique ne le lui permet pas vraiment.

Délice a été montée, par petites étapes, et sur le licol ou sur le licol avec les rênes liées au mors et au licol afin de limiter l’impact du mors dans la bouche (et limiter l’effet surprise et les risques de refus logiques pour qui est surpris). En parallèle, elle continue son éducation aux actions du mors.

Tout ayant bien été préparé au préalable, la découverte du cavalier sur son dos a été simple. Moins simple a été le mouvement avant, chaque micro-claquement de langue la faisant presque paniquer (visiblement, la proximité de ce son l’a sacrément… perturbée pour ne pas dire angoissée). Il a fallu décoincer ses pieds pour qu’elle ‘ressente’ ce que c’est que de bouger sous un cavalier. En deux séances, bingo! Et la troisième, elle est allée dehors, emmenée par Eclipse toujours aussi merveilleuse!

Première sortie delice

Délice et le premier cap

Mardi soir, Délice a fait preuve d’une plus grande attention et meilleure écoute malgré quelques distractions.
La présence apaisante de Panama dans son paddock ne doit pas y être pour rien, comme le fait que sa propriétaire en ma présence l’ait travaillée ce dimanche et qu’elle ait dû écouter et être précise malgré tout.
Je suppose qu’elle a enfin fait le lien. Et que de toute façon, elle progresse 🙂

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Délice ou l’émotivité de la jeunesse

Arrivée au club il y a quinze jours, Délice a montré toute sa gentillesse, sa bonne volonté mais aussi toute son inquiétude.

Il lui a fallu bien plus de temps que prévu pour se poser…
Les premières séances de travail/éducation se sont donc surtout résumées à inculquer à la belle que tout ce qu’elle avait appris jusque-là, s’appliquait encore!
Et ce MEME SI Poursuivre la lecture

Les évolutions de Cody

Mélanie a pris à cœur cet été de s’occuper de Cody, quelques fois secondée par Lena, parfois avec quelques indications de ma part. Mais elle et lui ont avancé dans leur relation et la confiance a gagné Cody, et il en a découlé plus de calme aussi.

Parallèlement, Cody a été introduit dans un groupe de chevaux mâles (il a fait quelques semaines non concluantes avec Kizzy, ce qui était quand même mieux que d’être seul), et il a enfin pu jouer, s’exprimer, s’épanouir dans son développement de jeune cheval. Il s’avère être très prisé comme compagnon de jeu par Sisco et Quartier, qui ne sentent pas leur virilité être remise en cause par le jeune pie…

Le résultat est tel que ça y est, on a pu Poursuivre la lecture

Pourquoi un cours d’équitation d’Ecole de Légèreté

L’Ecole de Légèreté, à quoi cela sert-il?
Au départ, l’Ecole de Légèreté nous permet de savoir que faire quand un cheval :
  • nous treuille, nous arrache les rênes, est inarrêtable,
  • ou n’avance pas assez, ou va trop vite,
  • ou met le nez dans le poitrail,
  • ou met la tête tout le temps en l’air, etc.
Pour de vrai, je veux dire. Avec de vraies actions de mains, de jambes. Que ce soit facile à comprendre pour le cheval.
Mais sans enrênement, sans mors plus dur, sans muserolle non plus, ni tout ça.
Sans pour autant être brutal non plus (mais la progressivité doit aboutir tout de même à l’efficacité).
Avec de la technique, de la patience, de la rigueur (si, si, ça, il en faut un peu quand même, ça remplace utilement un mors dur), et une bonne dose de persévérance.

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