Mon cheval m’a mordu : pourquoi ?

Les raisons qui peuvent amener une personne à se faire mordre par un cheval sont aussi simples que complexes, aussi logiques que surprenantes, bref, il faut s’y pencher un peu pour anticiper les risques …

La défense agressive.

Un cheval libre s’éloigne de tout ce qui peut lui causer du tracas.

Donc un cheval qui ne peut fuir une pression subie, peut exprimer son mal-être en détournant la tête, en regardant où fuir, en plaquant les oreilles, en fouettant de la queue, en s’agitant, en tirant sur sa longe, etc. Mais aussi en devenant agresseur pour faire respecter son besoin de revenir à l’apaisement.

Si la/les personne/s persistent dans le temps malgré les signaux envoyés – faciès, oreilles, queue, posture, gestes, etc. – au cours d’une séance ou au cours des semaines, la morsure a toutes les chances d’être l’issue pour le cheval non écouté. (il peut aussi choisir l’autisme, mais ceci est un autre sujet).

On le voit ressent parfois quand on rentre dans un box, quand on sangle, etc.

L’agressivité redirigée.

Lorsque nous sommes victime d’une agression ou injustice stressante (à nos sens), il arrive que la première personne qui croise notre route subisse le débordement émotionnel qui nous submerge …

Les chevaux victimes peuvent eux aussi immédiatement retourner le stress de l’impuissance sur l’individu le plus proche d’eux. Ils déchargent le trop-plein émotionnel pour pouvoir retrouver l’apaisement de nouveau.

Si notre cheval vient d’être agressé, il va avoir besoin de décharger son stress sur un individu proche de lui, si possible plutôt inoffensif pour lui … Malencontreusement, il se peut que nous soyons la cible de cette agressivité redirigée.

L’intolérance à la frustration.

Dans la nature, il y a peu de ressources qui soient limitées. A notre contact, les chevaux apprennent à être limités en nourriture, et à bénéficier d’aliments addictifs. Cela fait deux bonnes raisons de ressentir de la frustration.Dès leur naissance, il est inné pour eux de tenter de bloquer leur mère (en lui passant contre le poitrail voire en lui ruant dessus) pour obtenir du lait. Leur mère obtempère au début puis devient plus ou moins tolérante.

Si nous les frustrons (à l’heure de la distribution de grain, ou lorsqu’ils veulent rejoindre un compagnon, ou si nous les empêchons de manger de l’herbe, etc. ), la probabilité pour essuyer une morsure est plus grande.

Exploration sensorielle.

Les chevaux sont programmés pour explorer leur environnement comme la plupart d’entre les animaux, nous inclus. Nous pouvons observer que nos bébés portent tout à la bouche et apprennent ainsi quelle consistance, quel goût a tel objet de telle couleur, de telle odeur, de telle forme ou telle consistance en main, ou encore qui fait tel bruit, etc. Il en va de même chez nos chevaux.

Avec l’expérience, ils le font moins, mais certains sont plus tactiles que d’autres. Comme leur sens déterminant (décisionnaire) reste le flair, ils vont de toute manière flairer tout ce qui se présente. Donc en approcher leur nez et leur bouche. Ensuite, dans le processus exploratoire naturel va s’enclencher, le contact avec le bout du nez, puis avec les lèvres, presque systématiquement.

Ensuite vient l’exploration via leur langue et enfin, La prise d’information avec les dents. Et hop, nous voilà mordu, plus ou moins délicatement d’ailleurs, mais souvent douloureusement.

Les émotions liées à la vitesse.

Chez les poulains et les jeunes non expérimentés, il y a aussi une période délicate lors de l’apprentissage. En effet, nous leur demandons de marcher puis courir à nos côtés ou à notre suite. Le poulain lorsque nous courons et l’incitons à courir déroule alors son éthogramme …

Dans quelle situation court-il avec un congénère ? Dans la fuite commune, ou parce-qu’il se fait chasser, ou parce-qu’il veut écarter un individu, ou dans le jeu. Mais aussi quand tout son groupe est pressé d’aller vers une ressource (par ex. en cas de soif vers le point d’eau).

Si le poulain pense être dans le premier cas, il va paniquer et vous percuter pour fuir avec vous.

Dans le deuxième cas il va paniquer et tenter de vous fuir vivement.

S’il pense être dans le troisième cas, il va vous agresser sans même comprendre pourquoi (vous avez juste déclenché un comportement inné).

Dans le quatrième, il va se sentir pousser des ailes et, un peu gêné quand même, vous mordre et vous taper avec maladresse (et l’inexpérience peut faire qu’il vous touche violemment).

Avec l’expérience, il finira par comprendre qu’il faut faire comme si on était dans le dernier cas.

L’invitation au jeu statique.

Que le cheval soit jeune ou encore de tempérament joueur, et hop, le voilà à vous mordre. Sans la moindre méchanceté, mais déterminé à vous faire réagir pour que vous aussi, vous jouiez avec lui … Et qu’est-ce que ça fait mal pour nous autres pauvres humains fragiles !

Autre motifs : à suivre…

En cours d’élaboration, merci de votre compréhension

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